AMARRE
RÉSIDENCES ARTISTIQUES

Amarre, en français, désigne un câble, un cordage ou une chaîne servant à relier un navire à un point fixe. AMARRE vise à relier les artistes réfugié.e.s ou en exil, à leurs communautés hôtes. Il s’agit d’un programme de résidence qui fournit un espace de travail sûr au bénéfice des artistes sélectionné.e.s afin qu’ils développent leurs projets et les partagent avec le public local, ou encore de les connecter avec les réseaux professionnels de leurs nouveaux environnements. Chaque partenaire local accueillera et accompagnera les artistes en exil sélectionné.e.s dans leurs pays d'accueil respectifs dans la perspective de promouvoir l’ouverture sur l’autre, la liberté d’expression et la coexistence. Pour son édition pilote, AMARRE se déroule dans quatre pays: le Liban, la Turquie, la France et la Belgique.

Programme conçu et dirigé par Collectif Kahraba /Hammana Artist House
En partenariat avec L’Atelier des Artistes en Exil (FR), A corner in the World (TR), Moussem (BE)
Soutenu par le Ministère Français de l’Europe et des Affaires Étrangères 2017 - 2018

Les appels à candidatures pour la France, la Turquie, le Liban et la Belgique sont fermés.

Les nouvelles échéances seront annoncées prochainement.

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DÉLAIS IMPORTANTS
DÉLAIS IMPORTANTS

FRANCE

22 septembre - 22 octobre 2017: Appel ouvert à candidature
20 novembre 2017 - 2 février 2018: Période ouverte aux résidences

TURQUIE  

18 janvier - 18 février 2018: Appel ouvert à candidature
1 mars - 20 avril 2018: Période ouverte aux résidences

LIBAN

1 février - 1 mars 2018: Appel ouvert à candidature
15 avril - 30 mai 2018: Période ouverte aux résidences

BELGIQUE

1 avril - 1 mai 2018: Appel ouvert à candidature
1 juin - 15 juillet 2018: Période ouverte aux résidences

PROJETS SÉLECTIONNÉS

FRANCE

Un Notre pays de Karam al Zouhir | Musique

Karam al Zouhir est un musicien syrien, diplômé en Éducation musicale à l’Université de Homs, en Syrie, et en musicologie à l’Université de Strasbourg. Il est également professeur de musique et metteur en scène. Son projet Un notre pays est un spectacle musical pour enfants construit autour d’un texte écrit par des enfants migrants et mis en forme par l’écrivaine Claire Audhuy. Ce texte retrace le parcours d’un enfant migrant et de sa mère pour atteindre l’Europe, et aborde la question de l’exil sous le regard d’un enfant. Pour son projet, Karam al Zouhir souhaite retranscrire ce texte sous la forme d’une pièce musicale et sonore, à partir d’enregistrements d’enfants racontant leurs rêves et de compositions musicales.

 

Chronique d’une ville qu’on croit connaître de Wael Qadour et Mohamamad Alashi | Théâtre

La pièce aborde le dualisme de l’amour et de la violence à Damas, avant et pendant le début du soulèvement syrien en mars 2011, et les transformations de la société syrienne après ces évènements. La pièce décrit et analyse les profondes divisions qui ont secoué la société syrienne au cours des premiers mois de l’insurrection syrienne et qui ont conduit à l’émergence de nouvelles formes encore plus brutales de comportements violents et de conflits sociaux.

Wael Qadour (1981) et Mohammad al Rashi (1970) sont des artistes syriens diplômés de l’Institut Supérieur d’art dramatique de Damas. Wael Qadour est auteur, dramaturge et metteur en scène. Il a publié 5 pièces depuis 2007. En parallèle de son activité artistique, il est également rédacteur en chef de la plateforme en ligne Cultural Policy in the Arab Region (ARCP) et co-fondateur du réseau Ettijahat Independent Culture. Mohammad al Rashi est comédien, musicien, compositeur et metteur en scène reconnu en Syrie pour avoir joué pendant 20 ans au cinéma, à la télévision et dans la troupe du Théâtre National. Il a également enseigné le théâtre dans plusieurs institutions prestigieuses du monde arabe. Ensemble, ils travaillent à la mise en scène de Chroniques d’une ville qu’on croit connaîtreavec des comédiens syriens exilés en France et en Allemagne. La pièce, écrite par Wael Qadour, raconte une histoire d’amour entre deux femmes, issues de milieux sociaux différents, pendant les événements qui ont précédé la révolution syrienne.

 

TURQUIE

Encore une fois de Lana Shmeit | Danse, Musique, Image

Ce travail s’inspire des photographies prises en Syrie depuis 7 ans. Ces images composent la trame de cette création pluridisciplinaire et multimédia qui explore par la danse, la musique et la photographie 6 thèmes en lien avec la guerre en Syrie : le choc, le froid, la faim, la migration, la perte, la mort et la vie. A travers cette recherche, menée avec des étudiants du département de danse de l’université Mimar Sinan à Istanbul, Lana observe comment dans ces circonstances l’humanité et les émotions sont touchées, ébranlées, ou transformées.

À propos de Lana Shmeit

Lana Shmeit est danseuse et chorégraphe syrienne. Elle est diplômée de département de Danse de l’Institut supérieur des Arts dramatiques de Damas. Elle a enseigné la chorégraphie, mis en scène plusieurs performances et spectacles de danse, participé à de nombreux ateliers avec par exemple Akram Khan ou Sasha Waltz, et travaillé aux côté de Henrietta Horn. Elle est restée membre de la compagnie syrienne de danse contemporaine Sima pendant 8 ans. Elle vit aujourd’hui à Istanbul.

Le Tribunal de Taj Eddine Yakub | Théâtre

« Tout arrive au tribunal, alors même que les deux parties sont entendues. »

Harry Jones,  un ancien champion de Formule 1, est jugé pour faute de payement d’une prothèse mécanique commandée auprès de la compagnie CPS. Le procès met à jour les relations qui s’entretiennent entre la compagnie, les membres du tribunal, et Harry lui-même. Comment s’exercent le contrôle et le pouvoir sur les parties prenantes du procès ?

À propos de Taj Eddine Yakub

Taj Eddine Yakub est comédien, metteur en scène et écrivain de théâtre syrien, basé à Istanbul depuis plus de quatre ans. Jeune écrivain de théâtre, il travaille actuellement au développement de deux textes. Il a aussi notamment participé à des pièces de théâtre et a joué dans le film turc SAF.

Rendez-vous de Hala Sayasneh et Jawad El Habbal | Théâtre 

Cette performance théâtrale examine les réalités des relations humaines, individuelles ou collectives, à travers deux personnages faisant face à la guerre et l’exile. Le texte se compose d’interviews que chacun des personnages conduit à tour de rôle. Dans ces interviews, ils questionnent les lieux, le temps, les histoires, le présent, le passé, de même que la relation qu’ils entretiennent avec l’autre et leur environnement.

À propos de Hala Sayasneh et Jawad El Habbal

Hala Sayasneh est actrice et performeuse syrienne, et a commencé à travailler en 2004 avec le Raheel Theater Group à Damas, avec lequel elle a présenté de nombreux spectacles. Elle a aussi participé à des courts-métrages, des séries télévisées en Syrie ou dans d’autres pays du Monde Arabe, et prête sa voix pour le doublage de nombreux films.

 

Jawad El Habbal est acteur de théâtre syrien, et a débuté comme membre de la troupe « Practical » Theater Group à Homs en Syrie avec laquelle il a joué dans de nombreux spectacles. Il a aussi participé à des courts-métrages, des séries télévisées en Syrie ou dans d’autres pays du Monde Arabe, et prête sa voix pour le doublage de nombreux films.

LIBAN

Noeud d’Almahdi Shbat | Performance et danse contemporaine

Noeud brosse le portrait d'une jeune femme en crise, de plus en plus tiraillée entre ses rêves et sa vie réelle. Elle essaie en vain de réconcilier ces deux extrémités, sa crise atteint son apogée et elle se suicide.

Au cours des dernières décennies, les taux de suicide ont augmenté à travers le monde, et dans le monde arabe en particulier. Cette performance cherche à explorer ce phénomène social, à questionner l'absurdité de la vie et la frontière ténue entre la réalité et l'illusion.

Durant la résidence AMARRE à Hammana Artist House, les artistes se concentreront sur le développement de la chorégraphie et la scénographie du projet.

À propos d'Almahdi Shbat

Né en 1991, Almahdi Shbat est un auteur et metteur en scène syrien actuellement installé au Liban. Après avoir obtenu son diplôme de l'Institut supérieur des Arts dramatiques de Damas, il a travaillé pour le théâtre et la télévision. Il a fait partie des organisateurs de la première et la seconde éditions du Festival de Musique Baroque à l'Opéra de Damas et fut, un temps, membre administratif du Damascus Baroque Music group.

Son travail photographique consacré à la bibliothèque du Docteur Abdel Rahman Mounif a été présenté en Allemagne à Stuttgart, dans le cadre d'un projet de recherche intitulé Lorsque la bibliothèque a été cambriolée. Sa première expérience en tant que dramaturge fut sur la performance d’art visuel Transformation. Il a écrit plusieurs projets pour la scène et le grand écran, dont Noeud - projet de performance et de danse contemporaine - qu’il dirige actuellement en tant que metteur en scène.

L’autre Moi de Maryam Samaan | Théâtre de marionnettes

Ce que les Syriens vivent aujourd’hui, entre l’exil et l’aliénation, est plus proche de la fiction que de la réalité. Le projet « L’autre Moi » cherche à prendre une distance lucide vis-à-vis du soi en souffrance, et cela via la création d’une conversation entre les deux facettes d’un même personnage, matérialisé par la marionnette et son manipulateur.

La première étape du projet vise à développer des techniques de construction et et de manipulation de marionnettes, à travers l’utilisation de plusieurs matériaux comme le papier, le tissu, l’élastique et autre. Il s’agit également de créer des marionnettes en s’inspirant de personnages réels en situation de détresse. La seconde étape du projet verra l’écriture d’un dialogue, et sa mise en scène, entre chaque marionnette et son manipulateur en s'appuyant sur l’improvisation et l'interaction mêlant réalité et imagination.

 

À propos de Maryam Semaan

Maryam Samaan est une artiste et scénographe syrienne d'origine palestinienne, née à Damas en 1984. Elle vit et travaille actuellement à Beyrouth au sein de la troupe théâtrale One Hand - Puppet.

Après des études en peinture au centre des Beaux-Arts de Damas Adham Ismail, et en scénographie au Conservatoire national supérieur d'Art dramatique de Damas, elle choisit la France pour poursuivre sa formation en double cursus. Maryam Samaan intègre ainsi l'école des Beaux-Arts de Rennes en option design, et effectue plusieurs stages auprès du Théâtre national de Bretagne. Par ailleurs, elle mène une recherche dans le cadre d'un master 2 en Études théâtrales, au sein de l'université Sorbonne-Paris III.

BELGIQUE

L'ampleur de 104,5° de Mazen Al Ashkar | Art visuel 

104,5° est l'angle formé dans la molécule d'eau entre les deux atomes d'hydrogène et l'atome d'oxygène H-O-H. Mazen utilise cette information pour construire un objet qui aura l’effet d’un miroir, puisqu’il reflétera l'image du spectateur comme s’il se tenait dans l’angle H-O-H. Le récipient est en verre et sera rempli d'eau, de l'encre noire sera versée pour faire passer l'eau de transparente à noire, ce qui provoquera la réflexion. Gravée sur la surface du verre la phrase suivante : « JE SUIS UNE ONDE, UNE MÉMOIRE RETENUE ».

Les éléments de base de ce projet sont la mémoire, le patrimoine, et la crise. Scènes de pureté, de transparence, de réflexion, de calme, de répétition, et de minimalisme. Réflexions sur la valeur, la connexion, la conscience, et l'autoréflexion.

À propos de Mazen Al Ashkar

Né à Swaida, dans le sud de la Syrie, Mazen vit et travaille à Amsterdam depuis 2017. Diplômé de la Faculté des Beaux-Arts de Damas en 2012, Mazen a continué sa recherche à travers diverses approches et de multiples médiums tels que la peinture, la photographie, l'art numérique et la vidéo, et en expérimentant avec les méthodes conceptuelles contemporaines.

Poussière de Eyas Almokdad | Danse

Eyas travaille sur un spectacle de danse appelé Dust. Cette étape de recherche et d'expérimentation traite du sort de la Ghouta dans la banlieue de Damas et celui de la ville d'Alep, ainsi que d’autres villes touchées en Syrie et ailleurs dans le monde. A travers un personnage qui s'élève des décombres de la ville dévastée, le corps du performer crie face à la sauvagerie, face à un monde qui garde le silence devant cette tragédie et ces nouveaux massacres.

À propos de Eyas Almokdad
Cinéaste, chorégraphe et danseur syrien, Eyas al Mokdad est titulaire d'un Master en Transmedia (arts audiovisuels) de la LUCA School of Arts de Bruxelles, et d'une Licence en danse de l'Institut Supérieur des Arts Dramatiques de Damas. Il a réalisé plusieurs films, dont The Last Time (2006), Dancers and Walls (2010), Dough (2011), Bloodshed (2012), Tahtt Al-Khazzan (coréalisé avec Orwa al Mokdad, 2014), et The Other Half of Your Shadow (2015).

Municipality Street, Hammana, Metn, Lebanon

T +961 (0)5 532 544 | +961 76 907 348   E  info@hah-lb.org

P.O. Box 116 - 5003 Beirut, Lebanon

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